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 "Il vient me voir quand je le cherche au pré"

23/5/2008

"Mon cheval aime bien sortir, la preuve quand je viens le cherche au pré il vient !"

Je vais juste raconter une petite anecdote. Pour éviter à mes poneys de manger trop d'herbe au printemps, j'ai fait une petite parcelle à l'intérieur de leur pré dans laquelle je les enferme. Quelques heures par jour j'ouvre la porte et ils ont le pré en entier. Donc d'un côté une petite parcelle surpaturé et de l'autre un grand pré plein d'herbe. Devinez ce qu'ils préfèrent...

Pour les rentrer facilement, je leur ai appris un ordre vocal "on rentre" et je leur mets quelques carottes dans la petite parcelle. Au bout de deux jours ils ont compris et maintenant ils rentrent tous seuls en entendant ma voiture arriver.

Il suffit d'associer un moment agréable à votre venue et à la sortie du pré pour que n'importe quel cheval se laisse attraper sans souci et même vienne vous voir. alors pour moi ce n'est pas une preuve.

Par contre, repensez au débourrage qu'à dû vivre votre compagnon afin que vous puissiez le monter aujourd'hui et vous verrez que ce qui vous paraît aujourd'hui si naturel est très loin de l'être.

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Catégorie : Refuser l'équitation

 Mon parcours équestre

13/4/2008

Je pense qu'il est temps de parler un peu de mon parcours afin que vous puissiez vous rendre compte que je connais bien l'équitation, que ce blog n'est pas une simple contestation de principe mais bien le fruit d'une grande réflexion.

A 11 ans, je commence l'équitation dans un poney-club. 3 ans de club. Je passe l'équivalent du galop 4.

14 ans, je monte en amazone et je passe mon galop 4 amazone. Je découvre le dressage et le travail du cheval.

Entre 14 et 20 ans, je monte deux juments chez un ami et je commence également l'attelage avec elles. Je passe 2 ans plus tard mon galop 2 d'attelage. Je débourre une pouliche. Je monte les chevaux en pension chez lui. Tout ça exclusivement en extérieur. Je découvre chez lui comment faire évoluer un cheval.

20 ans, je déménage et je continue à monter des chevaux de propriétaire : une trotteuse réformée complètement stressée, une anglo-arabe caractérielle.

22 ans, je refais un an de club.

23 ans, j'ai besoin d'avoir un cheval rien qu'à moi. J'achète Nickel, mon shet, 18 mois. Je le débourre à l'attelage et en partie à la monte. Je découvre vraiment le travail à pied : longe, longues rènes, travail en liberté. Je monte de temps en temps des chevaux de propriétaires.

30 ans, j'ai envie de remonter. J'achète Ombre, 3 ans et demi, jument craintive. Il me faut un an pour monter sur son dos tout en douceur. C'est elle qui va m'amener à réfléchir vraiment sur ma relation avec les chevaux et à ce qu'on leur fait subir en voulant à tout prix les faire "travailler".

J'ai 33 ans, voilà 6 mois que mes chevaux ne travaillent plus et je ne les ai jamais connu aussi bien dans leur peau. Nickel est plus joueur que jamais et saute à pieds joints sur toutes les activités que je propose. Ombre est plus calme que jamais, elle se laise enfin toucher par n'importe qui et n'a plus aucune réaction de fuite.

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Catégorie : Mon parcours avec les chevaux

 La légèreté

13/4/2008

Je vous l'avais promis, aujourd'hui je parle de légèreté. Ah, la légèreté, vers la quelle tend tout "bon" cavalier. Celle des concours de dressage, de l'équitation américaine, de l'équitation "éthologique".

D'abord une petite définition pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle. La légèreté en équitation consiste à avoir un cheval qui répond le plus rapidement possible à la moindre sollicitation. Les demandes doivent être les plus discrètes possibles pour l'observateur.  C'est elle qui donne l'impression que le cheval est en symbiose avec le cavalier, qu'il répond à la pensée.

Concrètement, comment est-elle obtenue ? Suivant la branche de l'équitation les moyens techniques différent un peu, mais le grand principe est le même partout. Il s'agit d'expliquer au cheval que s'il ne réagit pas suffisamment vite à la demande "légère" il va lui arriver quelque chose de très désagréable.

En équitation classique, c'est par exemple la fameuse "leçon de jambe" : on met le mollet au contact, si le cheval n'accélère pas franchement c'est un grand coup de cravache derrière la jambe, donc sur les côtes du cheval.

En équitation éthologique c'est le principe des "phases" : on frôle un endroit, si le cheval ne se déplace pas, on augmente d'intensité jusqu'à infliger une douleur.

En fait cette légèreté n'est pas le signe d'une grande coopération entre cheval et cavalier mais bien le signe d'une grande soumission du cheval. D'ailleurs le cheval n'a jamais son mot à dire. "La légèreté en équitation consiste à avoir un cheval qui répond le plus rapidement possible à la moindre sollicitation." Eh oui, cette complicité à laquelle on voudrait nous faire croire ne va jamais que dans un sens ! Toute initiative du cheval est bannie et considérée comme de la désobeissance. Ouvrez les yeux, l'équitation est bien une dictature quelle que soit la forme employée.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans cette réflexion, je recommande le site de One Voice, la partie sur le cirque : http://www.cirques.org/ et particulièrement la partie sur le dressage : http://www.cirques.org/etat_des_lieux/dressage.html .

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Catégorie : Refuser l'équitation
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