Quelle embouchure choisir ?
15/3/2008
Je continue dans les petites phrases qu'on entend souvent : "Quelle embouchure choisir pour mon cheval ?"
En général cette simple question suscite des tonnes de commentaires, discussions, avis...
D'un côté, il y a les pros de la torture qui connaissent par coeur toutes les douleurs infilgées par chacun des mors et les diverses façons utilisées par le cheval pour s'y soustraire. Tel mors fera lever la tête, baisser le nez, machouiller, baver. Tel autre doit être porté avec une muserolle pour éviter au cheval de s'y soustraire. Celui-là est plus à la mode.
De l'autre côté, il y a ceux qui ont lu les derniers articles en matière d'équitation "naturelle" et qui s'insurgent à la pensée de mettre quoi que ce soit dans la bouche de leur cheval. "Le pauvre !". Alors on discute des meilleures façons de contrôler le cheval en lui infligeant une douleur ailleurs : sur le chanfrein la plupart du temps, le cartilage nasal, le nerf mandibulaire. On sert, on pince, on secoue, on met des noeuds là où ça fait mal.
Et quand un cavalier, par des méthodes qui me laissent sceptiques et dont je discuterai plus tard, arrive à monter son cheval tête nue tous les adorateurs des méthodes douces, peut-être jaloux, font volte-face en argumentant que ce n'est pas sécuritaire, qu'on ne sait jamais ce que le cheval pourrait faire et qu'on a aucun moyen de s'imposer.
En fait dans toutes les discussions sur les "embouchures" (qu'il s'agisse de mors, hackamore, licol ou autres) que j'ai pu lire ou écouter, on retrouve un dilemme entre la douceur, le confort du cheval et la nécessité de se faire obéir qu'on appelle aussi parfois légereté en équitation. Tiens il faudra que je fasse un article sur la légereté un de ces jours ! En résumé pour les néophytes, il faut quelque chose qui ne fasse pas mal pour avoir sa conscience tranquille, tout en ayant quand même le moyen de contraindre un animal de 500 kg. Pom pom pom... je vous laisse réfléchir...
Et oui, voilà tout le paradoxe de l'équitation de notre pays dans notre siècle. Des milliers d'amoureux(ses) des animaux en général et des chevaux en particulier ont envie de vivre une osmose parfaite entre le cheval et le cavalier tout en restant parfaitement maître de leur monture.
Il faudrait peut-être se décider. Maître ou partenaire ? Esclavagiste ou égal ? On ne peut pas être les deux à la fois !
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Entre un coup de cravache pour réveiller et un coup de cravache par colère, y'a une différence !
13/3/2008
Mon premier article sur ce blog. Par quoi commencer ? Tellement de choses se bousculent dans ma tête en ce moment ! Bon, je choisis cette petite phrase qui me sert de titre (c'est bien pratique !) "Entre un coup de cravache pour réveiller et un coup de cravache par colère, y'a une différence !".
Voilà une phrase que l'on pourrait entendre de la bouche de quasiment tous les cavaliers bien intentionnés. Un cavalier qui frappe son cheval à l'issue d'un concours parce qu'il a fait tomber une barre, quelle horreur ! Par contre un coup de cravache judicieusement asséné pour redonner de la vigueur à un cheval endormi ça c'est de l'équitation. On pourrait même dire que c'est de l'équitation de finesse et de légèreté quand le-dit coup de cravache remplace des jambes serrées en permanence ou vingt coups de talon.
"Entre un coup de cravache pour réveiller et un coup de cravache par colère, y'a une différence !"... Mais quelle différence pour le cheval ?
Le cavalier qui a besoin de réveiller son cheval s'est-il jamais demandé pourquoi sa monture "dormait" ? C'est peut-être l'heure de sa sieste, ou bien il est fatigué du travail de la veille, il s'ennuie, il est déconcentré. L'une ou l'autre de ces raisons justifient-elle un coup ? Ce n'est pas très logique. Je suis plutôt d'avis que si c'est l'heure de la sieste, il faut respecter son rythme et revenir plus tard, s'il est fatigué de la veille il faut lui accorder du repos, s'il s'ennuie il faut lui procurer une activité plus intéressante, s'il est déconcentré il faut lui accorder une pause.
Le cheval n'a pas demandé à naître, il n'a pas demandé à être notre propriété ou à être un animal domestique. Nous sommes responsables de lui comme de l'enfant que nous faisons naître. Respectons-le.
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